Après des études d’histoire de l’art à l’université Paul-Valéry de Montpellier, Henry Fourès obtient les premiers prix d’écriture, d’analyse et de composition au C.N.S.M.D. de Paris. Il étudie également la musicologie médiévale à l’université de Berlin et le piano à l’Académie de Vienne.
Tour à tour professeur de musiques improvisées, puis enseignant d’histoire de la musique médiévale (université de Toulouse Le Mirail), il est nommé en 1982 Inspecteur général de la musique responsable de l’enseignement puis de la création, à la direction de la Musique et de la Danse au ministère de la Culture. Il quitte cette fonction en 1990 afin de se consacrer pleinement à ses activités de compositeur et de pianiste.
Un temps directeur artistique du studio de création « La muse en circuit », Henry Fourès travaille par la suite régulièrement en Allemagne (Potsdam, Berlin, Köln, Frankfurt…) où il est invité auprès de divers ensembles symphoniques et de radios.
Ses activités touchent à de nombreux domaines. Il a réalisé des films pour la télévision, composé des musiques pour l’image, la danse et la scène. Il est aussi l’auteur de nombreuses créations radiophoniques (France Culture) et le réalisateur de Hörspiel pour la Hessische Rundfunk et la Westdeutscher Rundfunk.
Il a écrit des œuvres symphoniques, de la musique de chambre, des pièces électroacoustiques, mixtes, des œuvres vocales, mais a aussi conçu et réalisé des installations interactives et d’importantes manifestations événementielles (comme MAAT pour ensemble, chanteurs, musiciens traditionnels et environnement électroacoustique, sur le site du temple d’Hatchepsout en Haute-Égypte).
Directeur du C.N.S.M.D. de Lyon de 2000 à 2009, Henry Fourès est actuellement enseignant au C.N.S.M.D. de Paris en parallèle à sa carrière de compositeur et d’interprète.
« Saveurs, soleil, la musique d’Henry Fourès est extraordinairement sensuelle et élaborée. Pour ce savant pianiste, assis sur la barrière séparant le jazz du contemporain et se moquant bien des barrières, sa musique est un peu l’élixir du Révérend Père Gaucher, redistillé par un enfant illégitime de Tex Avery et de Billie Holiday qui aurait fumé du free-jazz étant petit. Caustique, rocailleux, débarrassé des scories de l’écriture, mais non des joies de l’ornementation sauvage, il touche à l’essentiel. » (La Musique contemporaine en France, Agence française d’action artistique, 1994)
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