VOIX ET PIANO
Composée sur une poésie de Jean de la Tailhède, cette mélodie, la première des deux mélodies du catalogue, date de 1930. Le poème est lourd de ces symboles douloureux dans lesquels Lucien Durosoir retrouve son expérience humaine. L’avenir y est par avance empli d’amertume ; et pourtant, la lumière des souvenirs du temps de l’innocence et des joies enfantines l’éclairera peut-être. Tandis que le piano s’enfonce dans le trouble et l’inquiétude, la voix dit l’innocence et la naïveté, parfois même une joie fugitive… à moins que ce registre aigu et presque douloureux qui évoque « la mer périlleuse et joyeuse » ne dénonce aussi la menace de ses profondeurs.
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