La trisection de l’angle

La trisection de l’angle s’inspire d’un problème géométrique antique, celui de l’impossible division d’un angle en trois parties égales à l’aide d’une règle et d’un compas.

Cette œuvre s’apparente à une exploration sonore dans laquelle la flûte en direct dialogue avec deux flûtes virtuelles — un piccolo et une flûte basse — enregistrées et spatialisées. Ces trois voix, à la fois distinctes et complémentaires, créent un espace acoustique où les angles sonores se déploient, se croisent et se répondent.

L’œuvre est construite autour du chiffre trois :
Trois voix : une flûte en direct et une partie sons fixés stéréophonique
Trois dimensions sonores : les aigus cristallins d’une part et les résonances profondes d’autre part des flûtes virtuelles et la flûte en direct comme médiatrice entre ces extrêmes.
Trois sections : chacune explore une facette différente de la « trisection », jouant sur les contrastes de nuances, les superpositions de rythmes et les relais.

La pièce se développe dans une alternance entre des moments de grande précision rythmique et des passages plus fluides, où les sons se fondent et semblent se transformer.

La trisection de l’angle est une sorte de méditation sur l’impossible et le tangible. À travers le prisme de la géométrie et du son, l’œuvre interroge notre rapport à la perfection, à l’erreur, et à la beauté qui peut naître de l’entre-deux.

Compléments

Les liens pour télécharger les sons fixés figurent sur la partition.

Nomenclature

flûte et sons fixés