André Gédalge

André Gédalge naît le 27 décembre 1856 à Paris. Il est le fruit de l’union de Jonas Elias Gédalge et Clara Alexandre. Quatrième d’une fratrie de sept enfants, il évolue dans une famille relativement modeste. À la suite de sa formation au lycée Louis Le Grand et de son retour du service militaire, il s’investit dans la librairie de ses parents : la Librairie Gédalge jeune.

Malgré tout, André Gédalge montre un intérêt certain pour la musique et s’engage dans une carrière musicale à l’âge de 27 ans. Il commence alors son parcours au Conservatoire, encouragé par son maître Ernest Guiraud, et sera récompensé par un second grand prix pour sa cantate La Vision de Saül en 1886. Lors de ses études, il fait la connaissance d’Amélie d’Obigny qui deviendra sa femme en 1887. À partir de 1904, nommé comme inspecteur de l’enseignement musical et titularisé comme professeur de contrepoint et fugue du Conservatoire en 1905, André Gédalge ne tarde pas à s’orienter vers des œuvres et des ouvrages à vocation pédagogique. Il continuera d’écrire jusqu’à sa mort à Chessy, le 5 février 1926.

André Gédalge suscita de nombreux propos louangeurs sur son enseignement et sa personnalité discrète. Il nous laisse des compositions variées dont les plus connues sont l’opéra bouffe Pris au piège créé en 1895, son cycle de mélodies Vaux de Vire (1895), ou encore sa Troisième Symphonie (1910).

Dans le domaine pédagogique également, citons ses œuvres majeures, d’une clarté sans doute à l’image de son enseignement : son Traité de la Fugue [1901 ou 1904], L’Enseignement de la musique par l’éducation méthodique de l’oreille (1921), les Cent Canons à tous les intervalles à 2, 3, 4 et 5 parties (1925), et son Traité de Contrepoint.

Publications

(couverture de Cent Canons)

À PARAÎTRE

Cent Canons

à tous les intervalles

(édition scientifique)

    Format bibliographique à copier

    Gédalge, André, Espesson, Sébastien (édition scientifique). Cent Canons, à tous les intervalles, Symétrie, vol. , 2026, 124 p.