Claire Gillie est une psychanalyste, musicologue, enseignante et chercheuse française. Elle est docteure en anthropologie psychanalytique de l’université Paris 7 et agrégée d’éducation musicale. Elle est également pianiste et organiste.
Son parcours est à la croisée de plusieurs domaines : musicologie, ethnomusicologie, sociologie et psychanalyse. Elle a notamment été chercheuse au laboratoire d’ethnomusicologie du musée de l’Homme/C.N.R.S. et professeure à l’I.U.F.M., avant d’enseigner dans plusieurs universités parisiennes.
Ses recherches portent particulièrement sur la voix, ses troubles et ses rapports avec l’inconscient : aphonie, dysphonie, bégaiement, mutisme, cri, parole et souffrance vocale. Sa thèse, soutenue en 2006, s’intitule La voix au risque de la perte : de l’aphonie à « l’a-phonie », l’enseignant à corps perdu.
Claire Gillie a fondé et coordonné à l’université Paris 7 le D.U. « Voix et Symptômes, psychopathologie et clinique de la voix », de 2013 à 2020. Elle a également fondé le CRIVA — Cercle de Recherche International Voix-Analyse, consacré aux liens entre la voix et la psychanalyse, dont elle est présidente.
Elle est l’auteure et la directrice de nombreux ouvrages et articles consacrés à la voix et à la psychanalyse, et dirige notamment la collection « Voix/Psychanalyse » chez Solipsy. Elle a également travaillé comme traductrice de textes de Freud et de Pfister.
Parmi ses publications figurent notamment La voix au risque de la perte, Voix éperdues et plusieurs ouvrages collectifs issus des colloques du CRIVA.
