Jean-Christophe Maillard (1954-2015)

Jean-Christophe Maillard est un musicien, flûtiste, sonneur de cornemuses et ethnomusicologue français, particulièrement connu pour avoir contribué à la renaissance de la musette de cour, une cornemuse baroque française.

Né dans une famille de musiciens, il commence la flûte traversière à l’âge de 12 ans. Adolescent, il découvre la musique traditionnelle bretonne et pratique le binioù kozh et le binioù braz, notamment au sein de bagadoù. Cette double formation, classique et traditionnelle, restera au cœur de son parcours.

Il étudie ensuite la musicologie et l’ethnomusicologie et devient maître de conférences à l’université Toulouse-Le Mirail. Ses recherches portent notamment sur les instruments à vent anciens, les musiques traditionnelles françaises et le patrimoine musical régional. Il participe également à des travaux de collecte et de catalogage des fonds musicaux anciens de Midi-Pyrénées et d’Aquitaine.

Son œuvre la plus marquante concerne la musette de cour, instrument sophistiqué de la famille des cornemuses, très présent dans la musique française des xviie et xviiie siècles. Maillard entreprend pendant plusieurs décennies de retrouver les instruments, les traités et le répertoire permettant de comprendre et de faire revivre cet instrument oublié.

Sa thèse de doctorat, soutenue en 1987, porte sur L’Esprit pastoral et populaire dans la musique française baroque pour instruments à vent (1660-1760) et comporte un important travail consacré à la musette. Il publie également des recherches sur cet instrument, notamment La Musette sous les rois Bourbon.

Comme interprète, il enregistre notamment L’Art de la cornemuse, vol. 2 : La musette de cour en 1997, ainsi que des œuvres de compositeurs tels que Borjon de Scellery, les frères Chédeville et Hotteterre. La Bibliothèque nationale de France conserve plusieurs de ces enregistrements dans son catalogue.

Il ne se limite toutefois pas à la musique baroque : il continue à pratiquer et à étudier les cornemuses traditionnelles, en particulier les instruments bretons. Cette capacité à passer de la musique savante à la tradition populaire faisait partie de son originalité.

Jean-Christophe Maillard laisse l’image d’un musicien-chercheur qui a joué un rôle majeur dans la redécouverte de la musette de cour et dans le rapprochement entre musique ancienne, ethnomusicologie et traditions populaires.

Publications

auteur de

  1. chapitre « Bergerie et éclectisme : les facettes du répertoire pour musette et vielle chez Michel Corrette comme illustration du rococo musical des années 1720-1780 en France », p. 21-42.
(couverture de Regards sur Michel Corrette)

Regards sur Michel Corrette

et (direction scientifique)

auteur de

  1. article « Un demi-siècle d’activités lyriques en région toulousaine (1760-1810) : diffusion et appropriation », p. 61-82.
(couverture de Revue de musicologie, t. 92/1 (2006))

« Revue de musicologie, t. 92/1 (2006) »

    Format bibliographique à copier

    Maillard, Jean-Christophe. « Bergerie et éclectisme : les facettes du répertoire pour musette et vielle chez Michel Corrette comme illustration du rococo musical des années 1720-1780 en France », Regards sur Michel Corrette, direction scientifique de Yves Jaffrès et Pierre Saby, Microsillon, 2011, p. 21-42.
    Maillard, Jean-Christophe. « Un demi-siècle d’activités lyriques en région toulousaine (1760-1810) : diffusion et appropriation », Revue de musicologie, tome 92, n° 1, 2006 : « Revue de musicologie, t. 92/1 (2006) (Revue de musicologie tome 92, n° 1, 2006) », Société française de musicologie, p. 61-82.