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Louis-Ferdinand Hérold (1791-1833)

Né à Paris le 28 janvier 1791, Ferdinand Hérold est le fils du pianiste et compositeur François-Joseph Hérold qui lui dispense ses premiers cours de piano.
Il parfait sa formation auprès du jeune Joseph Fétis avant d’intégrer le Conservatoire de Paris où, en 1810, il obtient un premier prix de piano en interprétant, fait rare, une de ses compositions. Hérold intègre l’année suivante la classe d’Étienne-Nicolas Méhul qui l’initie à son esthétique particulière de la composition, plus harmonique que mélodique. Le jeune compositeur remporte en 1812 le prestigieux Prix de Rome avec la cantate La Duchesse de La Vallière et séjourne donc à la Villa Médicis de Rome. Des soucis de santé ainsi qu’une réforme du séjour des pensionnaires de l’Académie de France à Rome le conduisent, en 1813, à Naples, où il produit abondamment de la musique instrumentale, mais aussi ses premiers opéras. Revenu à Paris en 1815, Hérold devient pianiste accompagnateur au Théâtre-Italien puis chef des chœurs, neuf ans plus tard, avant d’être engagé à l’Académie royale de musique en 1827.
Alors au sommet de son art, Hérold décède à Paris le 19 janvier 1833, laissant derrière lui une production musicale importante. Bien que son nom soit souvent associé à ses œuvres pour l’Opéra-Comique (Zampa, 1831 et Le Pré aux clercs, 1832), le compositeur démontre dans ses jeunes années « qu’il fut également un compositeur de musique instrumentale doué et productif  » : quatre concertos pour piano entre 1810 et 1813, deux symphonies (1813 et 1814) qui comptent parmi ses « envois de Rome » ainsi que trois quatuors à cordes (1814). Si pour beaucoup Hérold « est le meilleur représentant [de l’opéra-comique] au cours des années où le romantisme s’impose en France », sa correspondance, lors de son séjour en Italie, témoigne d’un intérêt tardif pour le genre lyrique. Parallèlement, il compose plusieurs ballets, parmi lesquels La Fille mal gardée (1828) qui appartient désormais au répertoire chorégraphique.
Redécouvert à la fin des années 2000, Ferdinand Hérold jouissait en son temps d’un grand respect de ses pairs. Influencées par Weber et la musique allemande, ses œuvres se caractérisent par des harmonies audacieuses, une élégance mélodique et une très bonne construction dramatique.

Publications

(couverture de Symphonie n° 2)

Symphonie n° 2

en ré majeur
(couverture de Symphonie n° 2)

Symphonie n° 2

en ré majeur

auteur de

  1. chapitre « Premier voyage italien (1812-1815) », p. 187-354.
  2. chapitre « Second voyage italien (1821) », p. 355-394.
  3. chapitre « Lettres de jeunesse d’Hérold à sa mère et sa grand-mère (1803-1805) », p. 397-400.
  4. chapitre « Lettres tardives d’Hérold à sa mère (1818-1833) », p. 401-408.
(couverture de Hérold en Italie)

Hérold en Italie

(coordination)

Format bibliographique à copier

Hérold, Louis-Ferdinand. Symphonie n° 2, en ré majeur, Symétrie, 2017, 60 p.
Hérold, Louis-Ferdinand. Symphonie n° 2, en ré majeur, Symétrie, 2016.
Hérold, Louis-Ferdinand. « Premier voyage italien (1812-1815) », Hérold en Italie, coordination de Alexandre Dratwicki, Symétrie, 2009, p. 187-354.
Hérold, Louis-Ferdinand. « Second voyage italien (1821) », Hérold en Italie, coordination de Alexandre Dratwicki, Symétrie, 2009, p. 355-394.
Hérold, Louis-Ferdinand. « Lettres de jeunesse d’Hérold à sa mère et sa grand-mère (1803-1805) », Hérold en Italie, coordination de Alexandre Dratwicki, Symétrie, 2009, p. 397-400.
Hérold, Louis-Ferdinand. « Lettres tardives d’Hérold à sa mère (1818-1833) », Hérold en Italie, coordination de Alexandre Dratwicki, Symétrie, 2009, p. 401-408.