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Chœurs du Prix de Rome : un brillant exercice de style par les grands noms de la musique française

Chaque compositeur qui se présentait au fameux Prix de Rome – le plus convoité des prix français de composition musicale pendant plus d’un siècle et demi – devait commencer par surmonter la première épreuve consistant en l’écriture d’une fugue et d’un chœur avec accompagnement d’orchestre sur un poème imposé. Malgré les attentes plutôt conservatrices de l’Académie des beaux-arts, organisatrice du prestigieux prix qui débouchait sur un séjour à la Villa Médicis, plusieurs compositeurs parmi les plus grands (Berlioz, Debussy, Ravel…) ont écrit à cette occasion des pièces particulièrement intéressantes et formatrices pour les chorales.

C’est le cas notamment de Max d’Ollone (1875-1959) qui participa quatre fois au concours et écrivit donc quatre chœurs : L’Été sur un poème de Victor Hugo ; Hymne sur un poème de Jean Racine ; Sous-Bois sur un poème de Philippe Gille, tous trois pour chœur SATB et Pendant la tempête sur un poème de Théophile Gautier pour chœur d’homme TBarB.

Un enregistrement sur disque compact de L’Été est disponible sous le label Ediciones singulares & Palazzetto Bru Zane.

Camille Saint-Saëns (1835-1921) se présenta pour sa part deux fois au concours et écrivit d’abord le somptueux Chœur de sylphes sur un poème d’Étienne de Jouy en 1852 ; puis Ode sur un poème de Jean-Baptiste Rousseau en 1864. Si, pour l’anecdote, aucune de ces deux participations ne permirent au compositeur d’obtenir le prix de Rome, ces deux chœurs dévoilent une indéniable maîtrise de la forme et de l’écriture et de véritables beautés.

Un enregistrement sur disque compact du Chœur de Sylphes est disponible sous le label Glossa Music.

Ces chœurs du prix de Rome sont édités par Symétrie et disponibles en réduction pour piano ainsi qu’en conducteur et matériel.

L’éditeur propose par ailleurs un remarquable ouvrage de Cyril Bongers, Correspondance romaine, témoignage unique de la vie à la Villa Médicis à travers la correspondance du jeune Gabriel Pierné qui venait de recevoir le prestigieux prix de Rome. Dans ce véritable journal de bord où se côtoient sans distinction les noms de Grieg, Liszt, Wagner et Debussy, Gabriel Pierné relate jour après jour, dans un style des plus vivants, l’émerveillement suscité par chacune de ses découvertes lors de son séjour à Rome.