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Critique musicale

volume 7 : 1849-1851


Anne Bongrain et Marie-Hélène Coudroy-Saghaï (direction scientifique)

(couverture de Critique musicale)
  • extraits .pdf (390 ko)
  • livre
  • vol. 7
  • ISBN 978-2-85357-245-3
  • 16,5 x 24 cm
  • broché (collé)
  • 711 pages
  • 1 360 g
  • éditeur : Société française de musicologie
  • prix public TTC : 55,00 €
  • Publié avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication.

« Aide-toi, le ciel t’aidera », dit en conclusion le ministre à la musique, dans l’article que Berlioz consacre à la situation musicale de ces années qui ont suivi la révolution de 1848, résumant dans un brillant dialogue imaginaire les griefs qu’il accumule contre la médiocrité où se complaisent compositeurs, interprètes et publics, et l’attitude désastreuse d’un jeune gouvernement qui asphyxie les beaux projets faute d’argent (Journal des débats, 28 septembre 1849).
C’est sur ce fond de désillusion que, tout au long du présent volume, en particulier à travers les comptes rendus des nombreuses créations et reprises d’opéras et d’opéras-comiques, Berlioz ne va pas craindre d’exprimer encore et toujours ses convictions, s’adressant parfois au lecteur pour le prendre à témoin.
Impressionné par le triomphe du Prophète en 1849, servi par l’interprétation mythique de Pauline Viardot, il déplore les concessions de Meyerbeer faites au public de l’Opéra, pour parvenir au succès.
Toujours admiratif des chefs-d’œuvre du passé tels que La Vestale de Spontini, l’Alceste de Gluck, les symphonies de Beethoven ou l’Idoménée de Mozart, et des opéras-comiques de Grétry, Méhul et Dalayrac, il s’indigne de l’ignorance des jeunes générations dont il veut former le goût.
Pour autant, Berlioz fonde sa Grande Société philharmonique et projette d’organiser des concerts en Angleterre, où, envoyé comme jury pour les instruments de musique, il séjournera pendant l’Exposition universelle de 1851.

Nourri de réflexions profondes, d’anecdotes amusantes et de citations enchâssées dans le texte, ce volume offre une véritable fresque de la vie musicale des années 1849-1851, marquées par la mort de Chopin, Johann Strauss et Spontini, et qui préludent à l’émergence d’un monde nouveau, le Second Empire.

Les volumes précédents de Critique musicale, parus chez Buchet-Chastel, sont hors commerce, mais certains restent disponibles directement auprès du secrétariat de la SFM.

Panorama de presse

Très attendu depuis la parution du tome 6 […], le tome 7 de la critique musicale de Berlioz […] apporte une nouvelle moisson d’informations de premier ordre sur la vie musicale à Paris sous la Deuxième République. […] À chaque feuilleton, Berlioz montre son intelligence musicale, son talent d’écrivain et sa vaste culture.

André Segond, Les Publications de l’Opéra de Marseille

Cette plume précise, acerbe et enthousiaste procure bien du plaisir. Presque plus aucun chroniqueur de la vie musicale n’écrit, ou n’ose écrire, de la sorte actuellement, de façon tranchée mais juste, à la première personne du singulier et en s’adressant directement au lecteur. […] Sources de documentation précieuses, ces critiques […] incitent à penser que les chroniqueurs de l’époque prenaient vraiment le temps d’écrire.

Sébastien Foucart, concertonet.com

Sommaire

  • Avant-propos
    p. 6-7

    Bruno Mantovani

  • Introduction
    p. 8-19

    Anne Bongrain, Marie-Hélène Coudroy-Saghaï

  • Table des abréviations
    p. 19-20
  • Les articles de Berlioz
    p. 21-632
  • Sommaire des articles
    p. 633-672
  • Index des noms
    p. 673-696
  • Index des œuvres
    p. 697-711

© SYMÉTRIE 1999-2016. Reproduction interdite sans accord écrit. Page mise à jour le 9 mai 2015

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