Quatre Exemples tirés des « Nécessités de la vie »

poèmes de Paul Éluard

(couverture de Quatre Exemples tirés des « Nécessités de la vie »)
  • extraits .pdf (110 ko)
  • partition pour voix moyenne et piano
  • 5 min
  • ISMN 979-0-2318-0021-0
  • 21 x 29,7 cm (ép. 3 mm)
  • cahier agrafé
  • 11 pages
  • 60 g
  • éditeur : Symétrie
  • prix public TTC : 12,00 €

Dans un conte d’Anatole France, au roi de Perse mourant qui voulait apprendre « l’histoire universelle des hommes » mais n’aura plus le temps de lire les volumes compilés par ses savants, leur doyen, dans l’oreille, murmure ce résumé : « Ils naquirent, ils souffrirent, ils moururent… »

Je ne sais si Paul Éluard a conçu ses Exemples comme un apologue. Mais les poèmes que j’ai retenus parmi la quarantaine de ce recueil peu fréquenté me semblent aujourd’hui, à bientôt trente ans de distance, résumer eux aussi, à leur manière énigmatique, la même histoire, et c’est probablement ce qui me les a fait réunir. Qui les prend au mot, et donc à l’image, est frappé de ce chemin furtivement mais fermement tracé. Voici la jeunesse, avec son cœur gonflé de rêves, et qui pense avoir vaincu l’ennemi intime en feignant simplement de l’ignorer ; voici le souvenir d’une enfance à tire-d’aile, et l’angoisse d’en voir disparaître la vertu émerveillante ; voici enfin le corps désemparé, l’âme appauvrie, l’usure infatigable du temps.

Ce raccourci – tardif, encore une fois, et fruste, comme ils le sont tous – ne doit pas incliner l’interprète à assombrir d’emblée sa palette ; au contraire, dans les premiers morceaux j’entends plutôt du blanc que du gris : celui des vitres, de la neige, du ciel à découvert. On avance innocemment, à pas comptés, jusqu’au cri final qui avouera le bonheur refermé et les maisons toujours fugitives.

Guy Sacre

Sommaire

  • I. Dormeur
  • II. Cantique
  • III. Vieillir
  • IV. Fins

Extraits sonores

disqueUn enregistrement sur disque compact des Quatre Exemples tirés des nécessités de la vie est disponible sous le label Timpani.

Panorama de presse

[Guy Sacre] a offert à la mélodie française le lieu où l’esprit et la lettre se confondent en cette profonde unité que seule une concision magistrale et un sens aigu du style sont à même de produire.

Nicolas Bacri, La Quinzaine littéraire

Nomenclature

voix moyenne et piano

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