Deux Poèmes de Jean Tardieu

(couverture de Deux Poèmes de Jean Tardieu)
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  • partition pour baryton et piano
  • 3 min
  • ISMN 979-0-2318-0789-9
  • 21 x 29,7 cm (ép. 3 mm)
  • cahier agrafé
  • 8 pages
  • 50 g
  • éditeur : Symétrie
  • prix public TTC : 7,00 €

On aime et on admire d’ordinaire, chez Tardieu, le virtuose ouvrier du langage, qui démonte si drôlement, et si cruellement, les rouages de notre parler, de notre entendre, et fait feu de tout le désolant échange verbal entre les pauvres créatures que nous sommes, condamnés à professer l’inanité de l’homme au moyen de quelques phonèmes…

Les deux poèmes que j’ai retenus sont d’une encre différente. On y découvre un poète lyrique, aux accents presque raciniens, et que les mots n’ont pas encore abusé, qui n’a pas encore l’ironie – ou pire : le sarcasme – dans son carquois. D’ailleurs il avance nu, je veux dire sans armes, ouvert à l’étonnement, au flamboie­ment du monde, ouvert même aux dieux, ce qui achève de me toucher. Le « non » est facile, on le lit à satiété dans ses ouvrages, où l’humour sert à farder tant bien que mal la sinistre « Môme néant ». Le « oui » est compliqué, gagné de haute lutte avec les éléments, avec les êtres, avec soi-même, âme et corps ; et même de biais, à mi-voix, il porte plus loin son écho, – et sa grâce.

Guy Sacre

Sommaire

  • Je n’attends pas un dieu plus pur
  • Quand la nuit de mon cœur

© SYMÉTRIE 1999-2020. Reproduction interdite sans accord écrit. Page mise à jour le 15 septembre 2020

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