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Les relations franco-allemandes et la musique à programme

1830-1914

(couverture de Les relations franco-allemandes et la musique à programme)
  • extraits .pdf (570 ko)
  • livre
  • ISBN 978-2-914373-43-2
  • 17 x 24 cm (ép. 13 mm)
  • cousu broché
  • 168 pages
  • 338 g
  • éditeur : Symétrie
  • collection et série : Perpetuum mobile
  • prix public TTC : 30,60 €
  • Ouvrage publié avec le soutien de la région Rhône-Alpes.

Le présent ouvrage traite de l’apparent paradoxe selon lequel le nationalisme puisse se cristalliser dans la musique instrumentale qui semble se soustraire par excellence au discours de l’idéologie. Mais la musique constitue un enjeu politique déterminant à l’époque où se constituent et s’affrontent les nations comme entités culturelles. La musique à programme est un cas exemplaire de cette rivalité dans la construction de deux écoles nationales, l’une allemande, l’autre française : la Neudeutsche Schule et la Société nationale de musique.

Entre 1830 et 1914, les innovations dans le domaine de la musique à programme suivent un cheminement entre Paris et Weimar. Les œuvres musicales deviennent progressivement des objets identitaires alors qu’elles sont le produit d’un transfert culturel ; la musique à programme se développe par un système d’échanges permanents entre la France et l’Allemagne.

Celle-ci est analysée historiquement à partir de ses institutions, de ses genres et de ses œuvres, dont celles de Berlioz, Liszt, Chausson, d’Indy et Debussy.

Sommaire

  • Remerciements
    1
  • Introduction
    3
  • De l’appropriation de la musique allemande à l’affirmation de la musique française (1870-1914)
    9
  • Les écoles nationales, la médiation transculturelle et le champ musical : la Société nationale de musique et la Neudeutsche Schule
    23
  • L’esthétique musicale de Weimar et sa réception en France : la musique à programme et le poème symphonique
    33
  • Du style descriptif à l’« impressionnisme musical » : une mutation spécifiquement française ?
    43
  • Le débat sur l’esthétique de la musique instrumentale en France à la lumière des transferts culturels
    51
  • La réception de Liszt en France
    61
  • Berlioz comme enjeu national
    73
  • Le poème symphonique chez Chausson
    89
  • La musique à programme chez Vincent d’Indy
    99
  • Vers une orientation « néo-weimarienne » du répertoire orchestral français (1865-1914) : approche quantitative
    107
  • La musique à programme en France : les trois phases d’une mutation (1871-1914)
    117
  • Paris-Weimar-Paris
    127
  • Conclusion
    137
  • Bibliographie sélective
    143
  • Index des personnes
    155

Panorama de presse

Cet ouvrage a reçu une clef du site Resmusica.


Très construit et basé sur une analyse minutieuse des sources, l’ouvrage explore différents aspects des liens entre les deux pays, de l’évolution des relations musicales, à la réception de Berlioz et Liszt sans oublier des analyses pratiques d’œuvres de Chausson et d’Indy passées au spectre de la musique à programme. Le passionné de musique française saura se délecter de ces chapitres thématiques qui nous conduisent au cœur de l’œuvre de deux compositeurs dont les partitions symphoniques commencent à être programmées et enregistrées.
Si le sujet est pointu et traité avec une exigence scientifique et universitaire, il faut saluer le soin apporté au travail éditorial et à l’appareil critique.

Pierre-Jean Tribot, Resmusica.com

Damien Ehrhardt montre avec beaucoup de finesse la complexité du réseau de correspondances, de collaborations artistiques, de points de vue surprenants, qui se sont noués entre 1830 et 1914 autour de cette vision nationale de la musique. Sa démonstration fait à la fois appel à un arsenal théorique actuel (études des transferts culturels, sociologie de la création artistique), à des études analytiques poussées (notamment sur les poèmes symphoniques, particulièrement méconnus, de Chausson), et à une documentation d’archive abondante et précise.

Hugues Schmitt, Forumopera.com

La démonstration, dense, précise mais austère, convainc et enrichit l’écoute. […] comme d’habitude chez Symétrie, cette publication a fait l’objet d’un soin particulier.

Sébastien Foucart, ConcertoNet.com

Damien Ehrhardt réussit tant sur le plan cognitif que dans sa méthode à convaincre le lecteur de la pertinence à explorer ce thème si passionnant de la réflexivité culturelle en matière de musique.

Stéphane Leteuré, nonfiction.fr

Ouvrage bien documenté.

Philippe Zwang, Historiens & Géographes

Les pages consacrées au poème symphonique chez Chausson et à la musique à programme de Vincent d’Indy sont particulièrement éclairantes. Une étude enrichissante.

André Segond, Publications de l’opéra de Marseille

© SYMÉTRIE 1999-2017. Reproduction interdite sans accord écrit. Page mise à jour le 8 mars 2012

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