Béatrice Didier

Béatrice Didier est une universitaire et critique littéraire française. Docteure ès lettres, elle a enseigné notamment à la Sorbonne, à l’université de Grenoble et à l’université Paris-VIII, avant de devenir professeure à l’École normale supérieure, où elle est aujourd’hui professeure émérite.

Spécialiste de la littérature française des xviiie et xixe siècle, elle a travaillé en particulier sur Senancour, Stendhal, Chateaubriand, George Sand et Diderot, ainsi que sur l’écriture autobiographique. Son œuvre se caractérise par une approche comparatiste et interdisciplinaire, attentive aux rapports entre littérature, arts et musique.

Son intérêt pour la musique est particulièrement visible dans ses travaux consacrés aux Lumières, à Rousseau, à Diderot et surtout à Hector Berlioz. Elle a notamment publié des études sur Berlioz écrivain, sur les rapports entre Berlioz et l’autobiographie, ainsi que sur la musique dans l’œuvre de Stendhal. Elle a également contribué à développer à l’E.N.S. un centre de recherches « Littérature-Musique » et y a animé un séminaire consacré à ces relations.

Parmi ses ouvrages les plus connus figurent La Musique des Lumières : Diderot, l’Encyclopédie, Rousseau (1985), Stendhal autobiographe et de nombreux travaux consacrés à la littérature française. Elle a également dirigé d’importantes collections éditoriales aux Presses universitaires de France et participé à l’édition d’œuvres complètes de George Sand et de Chateaubriand.

Son travail a été récompensé à plusieurs reprises par l’Académie française, notamment par le prix Montyon en 1977, le prix d’Académie en 1984 et le Prix de la critique en 2021 pour l’ensemble de ses travaux critiques.

Publications

auteur de

  1. chapitre « Berlioz et la création littéraire », p. 51-58.
(couverture de Berlioz, textes et contextes)

Berlioz, textes et contextes

, et (direction scientifique)

Format bibliographique à copier

Didier, Béatrice. « Berlioz et la création littéraire », Berlioz, textes et contextes, direction scientifique de Joël-Marie Fauquet, Catherine Massip et Cécile Reynaud, Société française de musicologie, 2011, p. 51-58.