« Le Loin-Près »

Le chant grégorien en héritage

Dans une langue simple, Pierre-Marie Chemla commence par redonner un cadre plus large à l’histoire du chant grégorien. Savez-vous comment les Celtes d’Irlande convertis, les chrétiens orientaux syriens eux-mêmes héritiers de la Synagogue ainsi que les moines médiévaux ont contribué à la naissance du chant codifié par saint Grégoire puis diffusé par Charlemagne ? Que les premiers lieux où furent inventées les notations musicales sont Saint-Gall (Suisse) et Metz (France) ? Que dès le vie siècle, on attendait du chantre qu’il soit « remarquable par sa voix et par son art, de façon à entraîner les âmes » et à « exercer un ébranlement profond chez les auditeurs » ?

Avec l’apparition de la polyphonie et de la mesure du temps au xiiie siècle, la modalité primitive qui structurait le chant va décliner. Mille ans après son apparition, le chant grégorien est martelé note à note et harmonisé, ayant perdu tout sens musical et spirituel.

L’abbaye de Solesmes s’attache alors à sa restauration, par l’étude des manuscrits et leur comparaison. Pierre-Marie Chemla participe à la continuation de cette œuvre de résurrection du chant monodique, en ajoutant à la connaissance des textes celle des traditions du chant vivant. Il nous fait découvrir les neumes, la modalité, puis témoigne de ses progrès dans la pratique avec des exemples sonores qui renouvellent tout ce que vous pensez savoir sur le chant grégorien.

Accompagné d’un disque audio et CD-Rom, prise de son : Bernard Fort

Extraits sonores

« Le Loin-Près », le chant grégorien en héritage, piste 6