Sonate en ré


(édition scientifique)

(couverture de Sonate en ré)
  • extraits .pdf (140 ko)
  • partition pour piano
  • 21 min
  • ISMN 979-0-2318-0781-3
  • 21 x 29,7 cm (ép. 5 mm)
  • cahier agrafé
  • 41 pages
  • 140 g
  • éditeur : Symétrie
  • prix public TTC : 25,00 €

Cette édition de la Sonate en ré se fonde sur les seules sources existantes, à savoir les manuscrits Ms 2501 et Ms 2502 de la Bibliothèque nationale de France. L’œuvre fut composée probablement autour de 1804-1805, alors que le compositeur vivait à Vienne, avant son installation définitive à Paris en 1808.

Le début de cette sonate ressemble à celui de la Grande Sonate en ut avec l’utilisation d’un motif en forme de « fusée de Mannheim ». Cette simplicité drama­tique contraste fortement avec la complexité structurelle des deux fugues, thématiquement identiques, des mesures 71 à 93 et 235 à 257. Avec la publication de ses 36 Fugues pour piano, dont le premier tirage se vendit en une année seulement, la maîtrise de Reicha dans le genre de la fugue était déjà largement reconnue. Peut-être voulait-il démontrer, comme le fit Beethoven dix ans plus tard, qu’une fugue peut parfaitement s’intégrer dans un mouvement de sonate.

La marche funèbre, qui fait office de deuxième mouvement, ne fut pas, à notre connaissance, écrite à la mémoire d’une personne en particulier. Sa présence ici est révélatrice de l’intérêt que l’on portait à cette forme musicale à l’époque, l’exemple le plus notable étant celui de la Marcia funebre de la Symphonie Eroïca de Beethoven, contemporaine de cette sonate.

Dans le dernier mouvement, Reicha demande une nuance piano au début du thème principal. Les seules autres nuances présentes dans la source sont des forte et fortissimo, qui ne semblent s’appliquer qu’à une séquence brève de deux ou quatre accords. Nous avons par conséquent réécrit cette nuance piano systématiquement après ces accords, l’interprète pouvant se permettre d’ignorer cette proposition éditoriale.

Reicha continuera à composer pour le piano solo encore une vingtaine d’années après avoir terminé cette Sonate en ré. Il écrira notamment ses Études op. 97 et les 57 Variations op. 102. Pour ce qui est du genre de la sonate en revanche, celles de 1803 à 1805 furent ses dernières, et si la présente œuvre est bien l’ultime de ce groupe de sonates, l’adieu du compositeur à cette forme musicale est le rondeau, La Folie, que nous trouvons ici, plein de joie et d’esprit.

Michael Bulley

II existe plus de cent œuvres gravées de la composition de Reicha sans compter un grand nombre d’autres, encore manuscrites, et parmi lesquelles plusieurs sont pour l’art de la plus haute importance.

Hector Berlioz, Journal des Débats, 3 juillet 1836

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