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Un nouveau commerce de la virtuosité

émancipation et métamorphoses de la musique concertante au sein des institutions musicales parisiennes (1780-1830)

préface de

(couverture de Un nouveau commerce de la virtuosité)
  • extraits .pdf (440 ko)
  • livre
  • ISBN 978-2-914373-11-1
  • 15 x 21 cm (ép. 27 mm)
  • cousu broché
  • 425 pages
  • 636 g
  • éditeur : Symétrie
  • prix public TTC : 30,00 €
  • Prix des muses de l’essai 2007.

La popularité de la symphonie concertante en France coïncida exactement avec le goût d’une époque : celui du classicisme (environ 1770-1830). Le genre permit d’entendre les meilleurs virtuoses de la capitale rivaliser dans des textures instrumentales souvent étonnantes. Dès la fin du règne de Louis XVI, la musique concertante fut envisagée comme un élément publicitaire essentiel dans la stratégie commerciale de certaines institutions parisiennes. Sans quitter la scène du concert traditionnel, elle s’inséra parallèlement dans les représentations dramatiques données à l’Opéra-Comique et à l’Opéra. Utilisée d’abord comme divertissement pendant les entractes, cette musique fit bientôt partie intégrante des ouvrages qu’elle ponctuait jusqu’alors. Plusieurs formules hybrides apparurent, comme l’ouverture « en symphonie concertante » ou l’air avec plusieurs instruments solistes, éventuellement exécutées dans des contextes surprenants (notamment la musique religieuse de Paisiello ou Plantade pour la chapelle des Tuileries). L’innovation la plus originale fut sans doute le potentiel chorégraphique que révéla cette musique dans le cadre des ballets-pantomimes modernes de Gossec, Catel ou Méhul.

Sommaire

  • Préface
    i

    Jean Gribenski

  • Remerciements
    iii
  • Introduction
    1
  • La symphonie concertante sous l’Empire : genre parisien hégémonique
    9-52
  • Définition du genre
    10
  • La diffusion du genre
    33
  • Le style concertant à travers quelques opinions de contemporains : l’avis des détracteurs
    40
  • Le statut des interprètes : autour des nouvelles institutions musicales
    53-134
  • Au sortir du mécénat aristocratique
    53
  • 1792 : la concurrence des théâtres Favart et Feydeau
    61
  • 1798 : réorganisation de l’orchestre de l’Opéra
    71
  • 1801 : Ouverture du Théâtre-Italien
    93
  • 1803 : La constitution de la Chapelle des Tuileries
    98
  • De nouvelles pratiques commerciales
    106
  • Un potentiel publicitaire insolite : mentions des instrumentistes sur les affiches de l’Opéra entre 1799 et 1815
    124
  • Détournement des genres concertants au profit de la musique vocale
    135-212
  • Les ouvertures concertantes
    135
  • Les airs avec instruments concertants
    156
  • La musique religieuse de la Chapelle des Tuileries
    190
  • Les cantates du Prix de Rome : académisme et style concertant
    209
  • La musique concertante, un support chorégraphique idéal
    213-284
  • Insertion dans le ballet-pantomime
    213
  • Les divertissements de tragédies lyriques
    242
  • Duos, trios et quatuors concertants : musique de chambre sur la scène de l’Opéra
    254
  • Spatialisation et mise en scène des solistes
    262
  • Musique de cour sous l’Empire et la Restauration
    265
  • Conclusion
    285
  • Bibliographie
    291
  • Annexe 1 : liste des œuvres étudiées
     315
  • Annexe 2 : liste des morceaux concertants classés par genre
    337
  • Annexe 3 : chronologie des administrations de l’Opéra de Paris entre 1790 et 1804
    357
  • Annexe 4 : quelques exécutions de symphonies concertantes repérées dans la presse
    359
  • Annexe 5 : liste des symphonies concertantes d’après Barry S. Brook
    373
  • Annexe 6 : localisation et cotes des ouvrages étudiés
    385
  • Table des exemples musicaux
    423

Panorama de presse

Le prix de l’essai allait à Alexandre Dratwicki pour Un nouveau commerce de la virtuosité, […] ouvrage qui honore une petite maison d’édition lyonnaise, Symétrie, dont les efforts sont remarquables.

Michel Parouty, Diapason

Il s’agit là d’une formidable de synthèse autour, notamment, de la symphonie concertante.
Riches bibliographies et annexes.

L’Éducation musicale

Pour qui veut connaître les genres musicaux, l’évolution du goût, la géographie des lieux et des institutions parisiennes, de 1780 à 1830, l’ouvrage est une somme incontournable.

Adrien De Vries, classiquenews.com

Le sérieux de la recherche musicologique, étayée par le dépouillement d’un nombre considérable de manuscrits et partitions, ne rend pas la lecture pesante pour autant, faisant au contraire partager de façon vivante au lecteur les goûts et usages finalement assez superficiels de ces temps troublés de l’histoire de France.

Simon Corley, ConcertoNet.com

© SYMÉTRIE 1999-2017. Reproduction interdite sans accord écrit. Page mise à jour le 8 septembre 2017

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