Huit Petits Poèmes de Max Jacob

(couverture de Huit Petits Poèmes de Max Jacob)
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  • partition pour voix moyenne et piano
  • 9 min
  • ISMN 979-0-2318-0788-2
  • 21 x 29,7 cm (ép. 3 mm)
  • cahier agrafé
  • 17 pages
  • 70 g
  • éditeur : Symétrie
  • prix public TTC : 13,00 €

    Les amateurs de Max Jacob (sont-ils nombreux, aujourd’hui ?) hésitent presque toujours entre ces deux pôles de l’inspiration du poète : le tragique et l’humour, – et d’autant plus que, dans la majorité de ses œuvres, les deux se rapprochent dangereusement, menaçant de déséquilibre un univers déjà fragile en lui-même et mal orienté. En musique, cette opposition n’est nulle part mieux marquée qu’entre les Visions infernales de Sauguet et le Bal masqué de Poulenc. À qui les entend successivement, l’identité de l’auteur est un problème insoluble, à moins d’imaginer que cet auteur nous refait à chaque fois son tour préféré : avancer « masqué », justement, et dans la page la plus consonante « dissoner » à l’improviste. À bien l’écouter, pour toute sa cocasserie, le Bal masqué n’en est pas moins blessé d’échardes douloureuses ; et les Visions infernales (comme les Pénitents en maillots roses) ne se refusent pas, avec tout leur sérieux de confiteor, à l’incartade, au sourire, voire à la malice.

    C’est parce que je ne voulais pas séparer l’un de l’autre ces frères siamois (le pénitent et le clown) que j’ai fait choix, pour les mettre en musique, de minces fragments de prose extraits du fameux Cornet à dés. Je dis « fameux » : la fama en question s’est dispersée au vent ingrat de notre époque. Mais ce recueil a fait date, et peut encore séduire ceux qui n’ont pas tout à fait renoncé au livre, à l’écriture, à l’acte gratuit. Ces huit textes, comme autant de haïkaïs, effleurent vivement le réel, ou l’égratignent, pour nous laisser dans une qualité d’étonnement que j’aimerais dire « oraculaire ». Un magicien (celui du quatrième poème ?) nous ouvre en quelques mots un monde, qu’il subtilise aussitôt, d’une feinte indifférence. Je m’étonne aujourd’hui qu’à cet art sans poids ni pose, j’aie osé donner le temps, si fugace soit-il, de quelques mélodies…

    Guy Sacre

    Sommaire

    • Sur la Seine
    • Tu te trompes, mon bon ange
    • En descendant la rue de Rennes
    • Quand on donne aux magiciens
    • Si tu mets ton oreille
    • Dans les maison
    • Au pied du lit
    • Le mystère

    © SYMÉTRIE 1999-2020. Reproduction interdite sans accord écrit. Page mise à jour le 15 septembre 2020

    SYMÉTRIE édition de livres et de partitions de musique

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