Sonate en fa


(édition scientifique)

(couverture de Sonate en fa)
  • extraits .pdf (98 ko)
  • partition pour piano
  • 20 min
  • ISMN 979-0-2318-0765-3
  • 21 x 29,7 cm (ép. 4 mm)
  • cahier agrafé
  • 20 pages
  • 95 g
  • éditeur : Symétrie
  • prix public TTC : 20,00 €

La présente édition de la Sonate en fa s’appuie, pour les deux premiers mouvements, sur la seule source existante, le manuscrit Ms 2501 de la Bibliothèque nationale de France. À la fin du deuxième mouvement, le manuscrit précise « Segue rondeau », mais la partition ne comporte aucun rondeau. Il n’existe que deux rondeaux en fa pour piano de Reicha, ceux des manuscrits Ms 12087 (1) et (2) de la Bibliothèque nationale de France. Nous proposons le premier d’entre eux comme finale de la présente sonate.

Cette œuvre simple et élégante fut composée en 1800, trois ans avant les Grandes Sonates pour piano pleines de passionnants contrastes et de tournures romantiques.

Le premier mouvement consiste en un thème tiré de La Flûte enchantée de Mozart, suivi de quatre variations. Reicha n’est pas le seul compositeur de cette époque à emprunter des thèmes aux opéras de Mozart. On pense notamment à Beethoven et ses variations sur Là ci darem la mano extrait de Don Giovanni. Dans une note au bas de la première page du manuscrit, Reicha conseille à l’interprète d’exécuter toutes les variations dans le même esprit que le thème. Vingt ans plus tard, Reicha analysera la structure rythmique de ce même thème dans le deuxième volume de son Traité de haute composition musicale.

Le deuxième mouvement est un Menuet et Trio, composé dans le style de ceux des sonates pour piano de Haydn. Reicha avait étudié avec celui-ci et admirait profondément sa musique. Il aimait également les blagues musicales et peut-être s’amuse-t-il ici à aller à l’encontre de la pratique de son maître en écrivant le menuet en fa mineur et le trio en fa majeur, la tonalité principale de l’œuvre.

Le dernier mouvement, un rondeau en 6/8, qui n’est peut-être pas le finale envisagé par Reicha, correspond bien au style classique des mouvements précédents. Reicha fut-il influencé par le rondeau en 6/8 qui termine la Sonate en ré K 311 de Mozart ? Le motif principal, avec ses appoggiatures qui lui donnent de l’élan, ressemble bien au rondeau du compositeur viennois.

Michael Bulley

II existe plus de cent œuvres gravées de la composition de Reicha sans compter un grand nombre d’autres, encore manuscrites, et parmi lesquelles plusieurs sont pour l’art de la plus haute importance.

Hector Berlioz, Journal des Débats, 3 juillet 1836

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