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Bestiaire fantastique

Le Départ pour le Sabbat appartient au recueil de poèmes en prose intitulé Gaspard de la nuit d’Aloysius Bertrand dont le sous-titre, Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot, en révèle les sources d’inspiration. Le premier livre de cet ouvrage, dont fait partie Départ pour le Sabbat, s’intitule École flamande. Influencé par le clair-obscur cher à Rembrandt et tout particulièrement ici par le sujet du Sabbat dont on trouve des exemples chez Bruegel ou Van der Heyden, ce poème appartient au fantastique issu de la monographie médiévale où se côtoient grimoires, chandelles et braises rougeoyantes, sorciers et sorcières qui s’envolent « à califourchon sur le balai » !

Si ce recueil, dédicacé à Victor Hugo, s’abreuve très nettement aux mêmes sources d’inspiration que la Symphonie fantastique d’Hector Berlioz, c’est un tout autre aspect du genre qui se retrouve dans L’Éléphantastique de Michel-François Lavaur, extrait du recueil Des poèmes pour les enfants. Ceux-ci écrivent rébus, calligrammes et acrostiches, mêlant jeux de mots et mise en espace des poèmes. L’éléphantastique possède un tronc de papillon et de frêles pattes qui ne sont pas sans évoquer Les Éléphants de Salvador Dali aux pattes arachnéennes. Les mots-valises créent un bestiaire dont le fantastique est issu de l’assemblage de ces mots tronqués et où martaureaux, serpaons ou escargorilles se côtoient dans une joyeuse pagaille enfantine. Le Bestiaire fantastique met en musique ces textes emblématiques sous forme d’un diptyque dont le cycle sera amené à s’enrichir d’autres œuvres littéraires d’inspiration espiègle et fantastique.

Olivier Calmel

Nomenclature

chœur d’enfants et orchestre