Et audivit vocem

Apocalypse de saint Jean, 21 3, 4

Et audivi vocem magnam de throno dicentem
ecce tabernaculum Dei cum hominibus
et habitabit cum eis et ipsi populos eius erunt
et ipse Deus cum eis erit eorum Deus

et absterget Deus omnem lacrimam ab oculis eorum
et mors ultra non erit neque luctus neque clamor neque dolor
erit ultra quae prima abierunt

J’entendis alors une voix clamer du trône :
« Voici la demeure de Dieu avec les hommes.
Il aura sa demeure avec eux, ils seront son peuple,
et ce Dieu avec-eux sera leur Dieu.

Il essuiera toute larme de leurs yeux :
de mort, il n’y en aura plus, de pleurs, de cris, de peine,
il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé ».

Cette pièce, écrite en octobre 2011, s’inscrit à la suite de Caelestis Ierusalem pour chœur de femmes composée en 2006, qui avait pour support textuel les deux premières parties de ce vingt-et-unième chapitre de la magnifique Apocalypse de saint Jean. Dans cet hymne à l’espoir, j’ai souhaité intégrer un chœur d’enfants symbolisant la voix d’un Dieu consolant et omniscient. Le matériau de l’œuvre est composé de trois notes, image sonore d’une trinité apaisante, et aussi d’un élément rythmique sautillant et joyeux qui occupe de plus en plus d’espace au fur et à mesure du déroulement musical. Cet élément prend tout son sens à la fin de la pièce lorsque, repris par le chœur, il devient à son tour le symbole de l’effacement de la douleur, de la peine, des pleurs et de la mort, par la volonté divine.

Benoît Menut