• français
  • English

Le Pavillon d’or I

(couverture de Le Pavillon d’or I)
  • partition pour koto et quatuor à cordes
  • conducteur
  • 15 min
  • ISMN 979-0-56025-088-5
  • 21 x 29,7 cm (ép. 3 mm)
  • cahier agrafé
  • 20 pages
  • 96 g
  • éditeur : Artchipel
  • prix public TTC : 22,30 €

La musique traditionnelle japonaise, la poésie et la peinture, celles d’Hokusai et d’Hiroshige spécialement m’ont toujours attiré. En 2007, j’ai écrit un cycle de mélodies à partir de textes de Tankas, poèmes très courts proches des Haïkus, plus célèbres.
La lecture du Pavillon d’or de Yukio Mishima m’incita à écrire pour le koto. Voulant établir un pont entre l’instrumentarium de l’Orient et celui de l’Occident, je l’associai aux instruments à cordes frottées. Par ailleurs, je voulais réunir le pentatonisme utilisé dans la musique japonaise ancienne et l’échelle des douze sons de la gamme occidentale. Cette relation, dans un premier temps, me posa difficulté. L’écriture du koto avec ses enchaînements mélodiques qui remonte à une période ancienne, VIe siècle, se suffit à elle-même. Curieusement, c’est au cours de la composition, en novembre 2010, que les deux échelles finirent par se fondre naturellement.
Construit en 1397, le Pavillon d’or a été la résidence du shogun Ashikaga Yoshimitsu avant de devenir un temple zen après la mort du shogun en 1408. Le nom japonais est Kinkakuji du fait que les 1er et 2e étages sont entièrement recouverts de feuilles d’or.
Dans le roman de Yukio Mishima, deux extraits, en raison des effets de lumière évoqués, retinrent mon attention :
« Bien que Kyoto elle-même soit à l’opposé, c’est le Pavillon d’or que, dans l’échancrure des montagnes, je voyais surgir du soleil levant et s’élancer haut dans le ciel ».
Le soir, « le temple éblouissant allait s’éteignant. Par degrés l’ombre mangeait les balustrades ; la forêt de colonnes perdait peu à peu sa clarté. La lumière déserta l’eau de l’étang dont les reflets, sous les auvents, s’éteignirent. Bientôt chaque détail se trouva replongé dans une ténèbre d’encre. Seule demeura la silhouette imprécise, uniformément noire, du Pavillon d’or… ».

J’ai réalisé trois versions :
1-pour koto et orchestre à cordes (version originelle)
2-pour koto et quatuor à cordes
3- pour koto et orchestre

Philippe Chamouard

© SYMÉTRIE 1999-2018. Reproduction interdite sans accord écrit. Page mise à jour le 6 février 2018

SYMÉTRIE édition de livres et de partitions de musique

...